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8 septembre 2008 1 08 /09 /septembre /2008 22:02
Photo : Bernard Grange , de la collection perso de "Dudu".

Henri Gougaud :
Le berger et le soleil
http://www.nouvellescles.com


C’était un berger sans malice, simple d’âme, léger de coeur, nourri de pain et de vent frais. Selon le curé du village, il n’avait qu’un défaut majeur. Pas plus à Pâques qu’à Noël, il ne fréquentait son église. Le prêtre, quand il le trouvait à baguenauder sur la place, brandissait l’index sous son nez.

- Mécréant ! On te voit, Là-Haut ! Prends garde que le Ciel ne te tombe sur la tête !

- Le ciel ? répondait l’innocent. Je vis chez lui dans mes montagnes !
- Et Dieu le Père, bougre d’âne, ne le crains-tu pas ?

- Non, pourquoi ?

Bref, ce naïf indécrottable ne vivait pas comme il devait, ne pensait pas comme il fallait, ne faisait rien comme les autres.

Vint le matin où, par hasard, le bonhomme croisa le prêtre au seuil de la porte à clochette, sous l’enseigne du boulanger.

- Vous me semblez pâlot, mon père.

- La prêtrise est dure, mon fils, et puis tu me fais mal au coeur.

- Mon père, vous m’en voyez triste. Que puis-je pour votre santé ?

- Venir tout à l’heure à confesse. La fête de saint Jean est proche, ton âme doit être lavée.

- Mon père, si cela suffit à vous faire content de vivre, je viendrai cet après-midi.

A l’heure dite le berger, l’oeil circonspect, le pas traînard et le chapeau sur le nombril, pénétra dans l’église fraîche où le curé priait pour lui.

- Grâce à Dieu, mon fils, te voilà ! Avant de confier tes fautes à Celui qui pardonne tout, viens t’agenouiller près de moi et disons ensemble un Pater.

L’autre resta les bras ballants à sourire béatement dans la pénombre de l’allée.

- Un Pater ? Mon père, pardon. Je n’en sais pas le premier mot.

Scandale du gardien du temple, gargouillements, signes de croix.

Enfin :

- Mon fils, honte sur toi ! Je craignais, à flairer ton âme, un malheureux champ de buissons et me voilà devant un gouffre autant effrayant que l’enfer. Le matin, quand tu te réveilles, à l’heure où l’on prie le Très-Haut, que fais-tu, dis-moi, diable d’homme ?

L’autre lui répondit :

- C’est simple. À l’aube je sors dans le pré et je dis bonjour au soleil. Puis, pour qu’il sache, ce bon père, que je suis content de le voir, je fais deux ou trois cabrioles et je lui chante une chanson. Je crois qu’il en a du plaisir.

- Le soleil ? Oh, folie païenne ! dit l’autre en agitant les mains. La lessive s’annonce rude. Misérable, ôte ton manteau et viens-t’en au confessionnal !

Le berger en hâte obéit, tint sa pelisse sur le bras, chercha un endroit convenable où la poser, n’en vit aucun. Un trait de jour, par un vitrail, vint illuminer quelques chaises. Le curé le lui désigna.

- Eh bien, insensé des montagnes, si le soleil est ton ami, dis-lui de tenir ton habit, le temps que je te lave l’âme !

- Oh, bonne idée, dit le berger.

Il le posa sur le rayon où mille poussières dansaient.

- Beau soleil, je te le confie.

Ce fut peut-être pur miracle, peut-être un service rendu entre bons amis, rien de plus.

Sur le fil tombé de la vitre le manteau resta suspendu.

© Henri Gougaud
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28 août 2008 4 28 /08 /août /2008 23:10

Combien pèse un flocon de neige ?


"Dis-moi, combien pèse un flocon de neige ?",
demanda la mésange à la colombe.



"Rien d'autre que rien", fut la réponse.



Et la mésange raconta alors à la colombe :

"J'étais sur une branche d'un sapin quand il se mit à neiger.

Pas une tempête, non, juste comme un rêve,

doucement, sans violence.


Comme je n'avais rien de mieux à faire,
je commençai à compter les flocons

qui tombaient sur la branche où je me tenais.


Il en tomba 3.751.952.
Lorsque le 3.751.953ème tomba sur la branche

- rien d'autre que rien comme tu l'as dit -

celle-ci cassa."


Sur ce, la mésange s'envola.


La colombe, une autorité en matière de paix depuis
l'époque d'un certain Noé,

réfléchit un moment et se dit finalement :


"Peut-être ne manque-t-il
qu'une personne pour que tout bascule

et que le monde vive en paix !"


http://www.creerlapaix.com/fables/flocon.php

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22 août 2008 5 22 /08 /août /2008 09:15

Le Bol en bois !

Un vieil homme fragile s'en alla demeurer avec son fils, sa belle-fille, et son petit-fils de quatre ans. Les mains du vieil homme tremblaient, sa vue était embrouillée et sa démarche chancelante.

La famille était attablée ensemble pour le repas. Mais la main tremblante de grand-père et sa mauvaise vue rendait le repas peu agréable. Les pois roulaient par terre, lorsqu'il prenait son verre, le lait se renversait sur la nappe. Ce qui vint à tomber sur les nerfs du fils et de la belle-fille.


"On doit faire quelque chose avec grand-père" dit le fils. Nous en avons assez du lait renversé, des bruits lorsqu'il mange et de ramasser la nourriture sur le plancher"


Alors, le fils et sa femme montèrent une petite table dans le coin. C'est là que grand-père ira manger pendant que le reste de la famille sera à la grande table. De plus, puisque que grand-père a cassé quelques assiettes, dorénavant il mangera dans un bol en bois.

Lorsque la famille regardait dans le coin, quelques fois ils pouvaient voir une larme sur les joues de grand-père qui était assis tout seul. En dépit de celà, les seuls mots que le couple avaient pour grand-père exprimaient la colère et les reproches lorsqu'il échappait une fourchette ou renversait sa nourriture par terre. Le jeune de quatre ans regardait tout cela en silence.


Un soir avant le souper, le père remarqua son fils qui jouait dans son atelier et il nota des copeaux de bois sur le plancher. Il demanda gentiment: "Qu'est tu en train de fabriquer?"


Aussi gentiment le fils répondit: "Ah! je fais un bol en bois pour toi et maman pour manger lorsque je serai grand!"


Les parents furent tellement surpris par ces paroles qu ils étaient incapable de parler. Et puis, quelques larmes coulèrent sur leurs joues. Ils ne disaient rien mais ils savaient quoi faire. Ce soir là, le fils pris grand-père par la main et l'amena gentiment à la table familiale. Pour le reste de ces jours, il mangea ses repas avec la famille et le fils et sa femme ne se troublaient plus lorsque grand-père échappait une fourchette, renversait son lait ou salissait la nappe.

 

Légende urbaine
source image : http://molimard.elisabeth.free.fr/images/boljava.jpg

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22 août 2008 5 22 /08 /août /2008 09:06

Le sens de la paix !

Il était une fois un roi qui voulait offrir un prix à l'artiste qui ferait la plus belle peinture de la paix...

Plusieurs artistes ont essayé. Le roi a regardé les peintures, mais il en aimait seulement deux et il avait à choisir entre ces deux peintures. 

La première image était celle d'un lac calme. Le lac était un miroir parfait pour les montagnes majestueuses autour. Au-dessus il y avait un ciel bleu avec quelques nuages blancs. Tous ceux qui ont vu cette peinture ont pensé que c'était l'image parfaite de la paix. 

L'autre peinture avait aussi des montagnes. Mais elles étaient abruptes, rocheuses et le sommet sans arbre. Au-dessus, il y avait un ciel orageux avec de la pluie et des éclairs. À côté de la montagne,il y avait une grosse chûte d'eau. Cela ne ressemblait en rien à la paix. 

Mais après que le roi l'eut bien regardée en détail, il a vu derrière la chûte un petit buisson qui avait poussé sur le rocher. Dans le buisson, une maman oiseau avait bâti son nid. Là, au milieu de tout ce remous d'eau, était assise la maman oiseau sur son nid... en parfaite paix. 

Le roi choisit la seconde, et expliqua : "La paix ne veut pas dire être à un endroit où il n'y a ni bruit, ni trouble. Non... La paix veut dire être au milieu de toutes ces choses perturbantes, mais être toujours au calme dans son coeur." 

Auteur inconnu

http://www.funfou.com/fables/sens-de-la-paix.php

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20 août 2008 3 20 /08 /août /2008 19:39



LA FILEUSE ET LE BOUVIER

 

 

 

Qu'est-ce que la Voie Lactée ?
Pourquoi les pies sont-elles chauves au Printemps ?

Cette légende concerne 
deux de nos constellations, l'Aigle et la Lyre...


Les Chinois voient dans ces deux constellations essentiellement leurs deux étoiles principales,

 

Vega dans la Lyre et Altaïr dans l'Aigle. Véga s'appelle en Chinois Djeu-Nu, "la Fileuse". Dans la légende, elle est la fille du Soleil, et quand commence l'histoire, elle est assise dans une des salles du palais de son père, occupée à filer et à tisser. C'est parce qu'elle était réputée pour savoir filer extrêmement bien qu'elle a conservé ce surnom de la Fileuse.

Un jour, occupée donc à filer, la jeune princesse, regardant par les fenêtres du palais, aperçut le Bouvier de son père en train de mener les troupeaux aux champs célestes.
Le garçon s'appelait

Tchienn-Nieou, en chinois "Celui qui Garde les Boeufs".

La Fileuse et le Bouvier se regardèrent, et, dans l'instant - comme dans tous les contes - ils tombèrent follement amoureux l'un de l'autre...
Contre toute attente, le père de la jeune princesse ne s'opposa pas au mariage de sa fille avec le garde-boeuf, et ils commencèrent à vivre ensemble au palais. Mais ils étaient tellement occupés l'un de l'autre que peu à peu, ils abandonnèrent leur travail :

Djeu-Nu cessa de filer, et surtout Tchienn-Nieou ne se préoccupa plus du tout des troupeaux du Roi ! Les boeufs se répendirent dans tous les coins du ciel, dérangeant astres et constellations... le Roi haussa la voix, et menaça de sanctions si le Bouvier ne rassemblait pas tout de suite les animaux...


Celui-ci obtempéra, mais l'affaire se reproduit plusieurs fois, et les plaintes affluaient sans discontinuer au palais. Finalement le Roi alla trouver les amoureux et rendit sa sentence : ils devaient se séparer.
La princesse eut beau supplier, le Roi demeura inflexible, et le jeune bouvier dût aller s'établir avec les animaux dont il avait la charge, loin du palais ; de l'autre côté du "Fleuve Céleste" (en chinois

Tienn-heu) de la Voie Lactée.

Les amoureux étaient à présent séparés l'un de l'autre par toute la largeur du fleuve céleste, bouillonnant d'étoiles, qu'ils ne pouvaient franchir. La jeune princesse était inconsolable. Alors les Dieux Célestes décidèrent d'adoucir la peine : tous les ans, le septième jour du septième mois chinois, les deux amoureux pourraient se rencontrer. Mais comment faire pour traverser le Fleuve Céleste ? Il fut décidé de demander à toutes les pies de Chine de se rassembler par-dessus la Voie lactée pour former un pont sur lequel les amoureux pourraient traverser celle-ci.

L'intermédiaire pour organiser ce rassemblement aurait été notre constellation du Cygne, non loin aussi bien de la
Lyre
que de l’Aigle,
et que les Chinois nommaient quant à eux "la Pie"...
Ainsi une fois par an à cette date,
Tchienn-Nieou et Djeu-Nu
peuvent-ils se retrouver. Ce jour-là, au matin, tombe une légère pluie : les larmes de bonheur du couple qui se retrouve enlacé. Mais le soir, ces légères gouttes deviennent une véritable averse, car les amoureux pleurent de tristesse, cette fois, de devoir se séparer durant une longue année...


Et en effet, durant la première partie de l'été

, sur les plaines du centre et du sud de la Chine, tombent de fortes pluies, correspondant à l'extrémité de la mousson.

Enfin, cette légende explique un autre fait : les pies, lorsqu'elles reviennent au nid après avoir servi de pont à

Tchienn-Nieou et Djeu-Nu, ont la tête toute chauve !
En effet, les amoureux leur ont marché dessus pendant toute une journée... bien sûr. Cela correspond exactement à la période de la mue des pies.


Une bien belle histoire, mais en réalité elle a des conséquences que les pies chinoises n'apprécient pas beaucoup : si dans un village, les enfants aperçoivent une pie ce jour-là, ils la pourchassent à coups de pierres : quelle honte, que fait-elle là, au lieu d'aider à bâtir le pont céleste ?


Le Bouvier chinois et le Bouvier occidental

 

Attention, le « Bouvier » chinois dont il est question dans cette histoire ne correspond pas à notre" B

 

ouvier ! Le nôtre se trouve près de la Couronne Boréale, non loin de la Lyre, dont il est séparé par Hercule.
Quand on vient de la Lyre, il se trouve dans la direction opposée à celle du Bouvier chinois, qui est quant à lui de l'autre côté de la Voie Lactée,c
et qui correspond à la constellation que nous appelons l'Aigle. 
Cette histoire existe aussi au Japon, mais là, la princesse s'appelle Shokujo, et le bouvier, qui dans ce pays est dans le Capricorne, s'appelle Kinjin.

http://www.afanet.fr/CMC/Contes.aspx
 

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3 janvier 2008 4 03 /01 /janvier /2008 11:05

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LAISSEZ MOI VOUS RACONTER

 

Laissez-moi vous raconter l’histoire d’une fleur tombée amoureuse d’un petit pois. Je sais ! Vous devez penser que je suis folle. Et pourtant ! Leurs enfants eux-mêmes m’ont raconté ! ! ! C’est la stricte vérité ! !

Écoutez plutôt …

Tout a commencé dans un jardin potager au pied d’un jeune églantier, au nez et à la barbe du maître des lieux, Marcel.

Un beau matin de juillet, il y a bien longtemps, une cosse de petits pois a éclaté sous la chaleur du soleil de midi.

Les petits pois ont littéralement jailli de cette cosse, tels des fusées ; les coccinelles et les araignées d’eau de la mare voisine ont dit avoir entendu comme un léger sifflement dans l’air ! C’est vous dire la vitesse des petits pois !

L’un d’entre eux s’est retrouvé, un peu sonné, au cœur d’une églantine. La tendre fleurette étonnée mais pas farouche cria :peapod-swing-md-wht.gif

-          Hé ! Bille verte tu ne manques pas de toupet ! Que viens-tu faire ici ?

Sous l’insulte le petit pois retrouva ses esprits. Il respira un grand coup et présenta ses humbles excuses à la demoiselle 

-          Heuuuuu

-          Je... Je … suis... navré, vraiment !…d’avoir froissé votre si jolie robe ! Mais sachez que seuls le soleil et la brise sont responsables de ma présence incongrue et inconvenante, j’en conviens … Pardonnez-moi, je vous en prie Mademoiselle ? ?… Comment vous appelle-t-on ?

-          - Moi, c’est Piloué le petit pois dit-il, retrouvant son assurance

Le ton de la fleur se radoucit pour dire :

-          Et moi je suis Tipia l’églantine !

-          Enchantée Piloué dit-elle dans un rire clochette

Il y eut un grand silence à peine troublé par le chant des fauvettes, puis Tipia et Piloué partirent ensemble dans le plus grand des fous rire jamais vu dans un potager ! ! Les autres églantines, alertées par le comportement étrange d’une des leurs, se penchèrent vers elle avec bienveillance. Elles allaient lui demander la cause de cette hilarité soudaine quand elles virent l’étranger dans le giron de la belle :--glantine.jpg

-          Oh ! Par exemple ! !

-          D’où sort ce martien, cette bille verte ? ?

-          Je ne suis pas une bille verte  ! Je suis Piloué le petit pois ! s’écria le petit pois tout en riant.

-          Aucune importance ! Qui ou quoi que tu sois, tu n’as rien à faire là ! Allez ouste, dehors !

 

Alors la gravité de la situation apparut dans toute son ampleur ! Il fut bien vite évident que Piloué ne pourrait jamais se sortir de là tout seul et que les églantines – même en unissant leurs forces pour faire basculer leur consœur – ne parviendraient à aucun résultat.

Fatiguées par tous ces efforts inhabituels, les églantines reprirent leur place tout en piapiatant entre elles …

-          Qu’ils se débrouillent ! fut leur conclusion. On a essayé n’est ce pas !

 

Piloué se sentait devenir étrange, comme s’il avait bu l’eau de vie de Marcel …

Tipia, sous le coup de l’émotion envoyait des phéromones odorantes sans aucun contrôle et le pauvre Piloué en était tombé ivre mort ou presque !

-          Elle est plutôt mignonne cette petite bille verte, pensait Tipia, en regardant Piloué toute attendrie

De ses étamines elle le tapota doucement ;

De plus en plus émue par ce personnage et, sans doute aussi, émoustillée par ses propres phéromones, elle couvrit Piloué de baisers de plus en plus audacieux….

Le cœur battant à tout rompre, Piloué n’osait bouger de peur que Tipia ne s’arrête ! ! !

Personne ne sait où il en trouva la force, mais il est dit que Piloué, en réponse aux embrassements de Tipia, se mit à rouler tout autour de sa corolle accueillante, dans une lente et voluptueuse caresse.

Ces deux-là avaient trouver le moyen de dépasser leur différence … et de s’aimer comme tous les tourtereaux du monde !

Imaginez ça ! ! ! !

On crie au scandale dans l’églantier, en d’interminables piapiapias …

Les églantines s’étranglaient de jalousie, les pauvres !

Toutes ces roucoulades n’étaient tout de même pas prévues au sein de l’églantine, il faut bien dire la vérité n’est ce pas ? !

Au bout de quelques temps, patatras ! Leur chute ne put être évitée. Tipia prit grand soin tout de même d’envelopper Piloué de ses pétales.

Une touffe d’herbe tendre les accueillit et devint leur logis.

Cependant, ils ne recevaient plus de nourriture, séparés qu’ils étaient de la mère.

Leur amour exceptionnel et la rosée des matins les maintinrent en vie longtemps, très longtemps.

Un jour de la fin août, il y eut un orage accompagné de grêle.

Nos amoureux comprirent que c’était la fin de leur histoire dans ce potager. Sans aucune tristesse, ils s’enlacèrent, et laissèrent l’eau les enfoncer en terre, petit à petit, toujours ensemble.

Des mois et des mois ont passé …

Un beau jour de printemps, vers Pâques, dit-on, Marcel visitant son potager, aperçut une drôle de plante au pied de son églantier. Il n’avait jamais vu cela auparavant, nulle part ! Il pouvait le jurer !

C’était une plante gracile, à la tige d’un vert tendre sur laquelle de frêles fleurs pastel semblaient danser …

Quant aux feuilles ?

-          Mon Dieu !

-          On dirait des feuilles de petits pois ! Comment est-ce possible ?

Il se pencha pour voir ce miracle de la nature de plus près et là ! Le parfum délicat des fleurs l’enchanta.

Une fragrance fraîche, pétillante de joie, suave, romantique … Marcel ne trouvait plus assez de mots pour décrire la jeunesse de ce parfum.

Tout ému, il décida de ne pas laisser cette plante ramper sur le sol comme une vulgaire limace …

Avec beaucoup de délicatesse, il la transplanta juste en face de l’églantier, tout près de son carré de petits pois …

Bien vite, de bouturage en bouturage, il y eut une magnifique haie de ces fleurs aux couleurs tendres et variées, et aux effluves si délicats.

pois-de-senteur.jpgMarcel était fou de joie et d’amour pour cette merveille qu’il baptisa Pois de Senteur.

 

Et voilà ! Vous savez tout maintenant …

Ah ! Non ! J’ai oublié de vous dire que les églantines, en face, n’ont pas apprécié d’être narguées ainsi par le fruit de cet amour … contre nature

Mais ça … ! C’est une autre histoire !

 

Fin – Chantal
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 Des poèmes - en prose pour la plupart - me venaient comme par "magie" 
 J'en ai mis quelques uns en images sur des videos ...
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