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En route vders Atulya (suite et fin)


dragon-15.jpgAlors commença le travail de préparation. Bluedrag entra en méditation et de bleu qu'il était devint doré comme un soleil et ses yeux comme deux diamants. Les ailes du dragon se déployèrent tout en devenant lumière argentée. Le dragon respira sept fois profondément et à chaque respir, sa lumière devenait plus brillante, plus vibrante...

Quelle splendeur ! Comtesse en devint muette d'admiration. Elle n’aurait jamais imaginé que son bibelot cachait un tel trésor : un dragon bleu doué de grands pouvoirs….

Puis progressivement, Bluedrag reprit son apparence bleue pailletée d'or, comme si rien ne s'était passé.

Ensuite, le dragon s'occupa de Dividja. Il lui toucha un point sur la tête et un autre sur le front et elle aussi devint lumière dorée nimbée d'argent. Et tout sembla rentrer dans l'ordre pour elle aussi.

- A ton tour Mamita !

Comtesse n'eut pas le temps de demander en quoi consistait cette préparation ! Elle sentit dans son corps, montant et descendant à une vitesse vertigineuse, une sorte de spirale d'énergie, comme un accélérateur de molécules ou je ne sais quoi y ressemblant... Tout en elle s'est mis à vibrer, vibrer, vibrer... Elle eut un peu la nausée et mal à la tête, puis se vit toute lumineuse puis comme pour les deux autres elle redevint normale ou du moins le crut-elle ! Ses amis lui expliquèrent que cette préparation allait permettre à son corps de supporter la vitesse inimaginable à laquelle ils allaient voyager dans l'espace et aussi de franchir sans dommage des portes spatio-temporelles.

Toujours est-il que Comtesse se sentait particulièrement euphorique et aussi légère qu'une plume. Elle se mit à rire, rire comme jamais de sa vie ! Elle s'arrêta net quand elle vit au milieu du front de Dividja une sorte d'étoile à cinq branches clignotant très lentement, alternativement dorée et bleu saphir ! Dividja lui dit qu'elle aussi avait ce signe magnifique. C'est un moyen très sophistiqué pour communiquer sans avoir recours au langage, c'est aussi une possibilité d'accès illimité à des informations de toutes sortes ; c'est également un signe de reconnaissance pour les atulyens et bien d'autres choses encore... !

Wahooooooooo !!!!

Comtesse remarqua en effet que Dividja ne lui parlait pas en lui donnant toutes ces explications et il en allait de même pour elle quand elle lui répondit. Redevenant la frivole d'autrefois, elle demanda à Dividja si ce clignotant la rendait aussi belle qu'elle ? Elle repartit dans son fou rire...

Bluedrag et Dividja la regardaient, un peu inquiets : Et si l'expérience était trop forte pour elle ? Et si cela allait la rendre folle ? Et si elle en mourait en cours de route ? Des et si ? et si ? comme s'il en pleuvait que captait la comtesse avec son étoile... Mais Comtesse riait de plus belle ! Et finalement tout rentra dans l'ordre... Il avait fallu un peu de temps à son corps pour réorganiser un équilibre et le rire lui avait permis d'évacuer avec élégance tout ce qui n'était pas aligné sur ses nouvelles vibrations. Et en 112 ans... il s'en était accumulé des énergies à lourdeur freinante, vous pensez bien !!!

 

Le trio était fin prêt pour le décollage. Dividja ouvrit la porte monumentale qui donnait sur l'allée cavalière du parc. Bluedrag sortit, suivi de Mamita puis de Dividja, une fois la porte refermée. Mamita s'installa à califourchon sur le dos de Bluedrag et Dividja se cala derrière elle en l'enserrant de ses bras.

- Vous êtes prêtes, les filles ?

- Oui, Bluedrag

Alors le dragon se mit à courir le long de l'allée cavalière et le fabuleux équipage décolla avec une belle aisance. Diki, arrivé je ne me souviens plus comment, voletait au-dessus d'eux...

Les arbres de l'allée regardaient - branches bées - en échangeant des commentaires :

 

- Mais vous avez vu ça ?

- C'était quoi ce truc ?

- Il m'a arraché plein de feuilles à moi ! La vache !

- On dirait qu'il s'en passe de belles au château !

- Té ! regardez un peu le sol ! l’avion bleu à pattes a tout défoncé ! le jardinier va piquer une de ces crises !

 

Pendant ce temps, Bluedrag avait pris sa vitesse de croisière et se trouvait déjà à des années lumière de la Terre.

Diki avait rejoint ses deux femmes préférées et s’était niché dans le giron de Dividja. Ce fut l’occasion de

grandes effusions. Ah ! Oui ! Quelles retrouvailles ! Les “cuicuicui” et les “piapiapia” télépathés fusaient sous les ailes de sécurité de Bluedrag….Que d’émotions ! Que d’émotions !

L'expédition intra-stellaire se poursuivait sans encombre. Bluedrag évitait de main de maître les météorites, satellites et autres objets plus ou moins bizarres qui se baladaient dans la stratosphère. Parfois Bluedrag croisait un de ses congénères "Taxis des Étoiles" ; ils se saluaient à l'aide de leur étoile frontale et se donnaient rendez-vous à Telos pour de plus amples retrouvailles, une fois leurs missions accomplies.

Bluedrag était fou de joie à l'idée de revoir ses frères de la "Bluedragon's Confrery" et s'offrait le luxe de moults loopings dans l'espace intersidéral, ce qui faisait hurler de peur notre comtesse et rire Dividja.

Enfin, la planète Atulya fut en vue ! Majestueuse planète d'un brillant incomparable dans son splendide bleu argenté. Bluedrag ralentit un peu afin d'arriver en douceur chez  ses amis atulyens et aussi pour mieux jouir du spectacle. Peu avant leur départ du château, il avait averti un des gardiens de la planète de leur arrivée en donnant le motif de leur venue.

Normalement Lakato devait être informé de la visite de sa belle Dividja, mais sait-on jamais ? Bluedrag n'était jamais venu sur cette planète et en ignorait les codes de conduite. Il valait mieux être prudent... et il envoya des signaux pour demander l'autorisation de se poser. Autorisation accordée !

 

drago018.gif-          Préparez-vous belles dames ! Je me pose !

 

Quelques secousses au moment où le dragon posa ses pattes sur le sol, quelques-autres quand il courut avant de s'arrêter tout à fait. Bluedrag déverrouilla ses ailes de sécurité libérant ainsi Mamita et Dividja. Toutes deux sautèrent joyeusement sur le sol d'Atulya. Diki s'accorda un petit vol de reconnaissance pour se dégourdir les ailes.

Ils étaient tous les trois un peu étonnés de la consistance vaguement caoutchouteuse du sol et de l'atmosphère un peu feutrée de l'endroit où ils se trouvaient. Ils étaient sur une sorte de plate-forme circulaire bordée de ce qui pourrait s'appeler des lampadaires en langage terrien. La lumière provenait d'énormes diamants et semblait s'autogénérer. Les facettes des diamants répandaient une délicate lumière iridescente du plus bel effet. Plus tard nous verrons que tous les espaces publics étaient éclairés de cette façon. Nous comprîmes pourquoi quand nous ressentîmes l'effet apaisant et régénérant de cette lumière adamantine.

Deux hommes, membres de la garde atulyenne, étaient là pour nous accueillir et nous guider jusqu'à Lakato. Ils nous firent monter dans leur "métro" - un long ruban volant sans interruption à quatre ou cinq mètres environ au-dessus du sol et suivant le tracé des rues ! Comtesse jouait de l'apesanteur comme une pro et n'eut aucune difficulté à s'installer sur ce ruban flottant

Notre trio toujours accompagné de Diki observait la multitude d'atulyens confortablement installée. Tous étaient vêtus de longues robes aux couleurs chatoyantes parfaitement harmonisées à la couleur bleutée de leur peau. Ils n'avaient pas de système pileux donc pas de chevelure et se montrèrent respectueusement intrigués par la nôtre. Ils étaient tous d'une grande beauté et d'une apparence plutôt jeune. Aucun ne semblait avoir plus de 35 ans.... Nous échangeâmes des sourires et d'aimables propos par le truchement de nos étoiles frontales.

Nous observions la ville au-dessous de nous : une joyeuse animation dépourvue d'agitation voilà l'impression que ressentit Comtesse !

- Nous sommes arrivés dit un des gardes. Préparez-vous à descendre !

En moins de temps qu'il n'en faut pour l'écrire, nos amis se retrouvèrent en face d'une magnifique demeure ronde faite de topaze et de cristal. Un jeune homme se trouvait sur le seuil.

Dividja s'élança, les bras grand ouverts, en criant Lakaaaaaaatoooooooooooo !!!! Lakato - c'était bien lui - n'eut pas le temps de dire quoi que ce soit ! Dividja était là, dans ses bras, sanglotant de bonheur.

fall.gif- Je t'ai retrouvé ! Je t'ai retrouvé ! hoquetait-elle...

N'écoutant que son coeur, Lakato referma ses bras sur sa bien aimée, la couvrit de baisers tout en pleurant lui aussi. Diki ne voulant pas être en reste, vint délicatement picorer le visage de Lakato pour lui manifester sa joie... Comtesse sortit son mouchoir de fine batiste pour sécher les larmes qui perlaient à ses yeux devant une telle merveille ! Les gardes atulyens observaient la scène avec l'indulgence de parents face à leurs enfants un peu trop exubérants : - Ah ! ces humains ! Incorrigibles sentimentaux émotifs ! semblait dire leur regard ! Comtesse crut y lire aussi une pointe d'envie....

 

Lakato fit entrer ses amis dans sa demeure et les conduisit à leurs chambres toutes aussi magnifiques et spacieuses les unes que les autres. Celle de Dividja était octogonale et tapissée d’un belle étoffe moirée couleur paille claire. Au sol, une épaisse moquette lilas. Appuyé sur un des huit panneaux, face à la baie vitrée, un imposant lit circulaire recouvert d’un lourd velours lilas lui aussi. De nombreux coussins aux couleurs assorties donnaient à ce lit un air très “mille et une nuits” A côté de la porte d’entrée, une autre porte donnait sur une vaste salle de bains au luxe inimaginable ! Dans la penderie, des vêtements – de tradition atulyenne - d’une grande beauté, d’une suprême élégance étaient là, à la disposition de Dividja. Il en allait de même pour la Comtesse.

 

Rendez-vous fut donné pour le grand repas de fête suivi d’un spectacle surprise, organisés par Lakato pour les retrouvailles avec celle qu’il aimait depuis toujours.

 

………………..

 

Pendant ce temps, là-bas sur terre, Adrien cherchait son épouse dans le château … Margueriiiiiiteeeee ! ! ! Margueriiiiteeeee ! ! ! ! N’obtenant aucune réponse, il commençait à s’inquiéter quand lui vint l’idée d’aller voir dans la salle d’apparat.

Un carton éventré sur le tapis l’intrigua … Par terre, le bibelot en lapis-lazuli, des livres de leur fille décédée, des bibelots … Que s’est-il passé ici se demanda-t-il ? Et où peut bien être Marguerite ?

Enfin, il l’aperçut … et poussa un ouf de soulagement ! La comtesse dormait, lovée dans la bergère. Sur son visage, une expression de pur bonheur le fit sourire. Il la contempla avec tendresse un long moment. Mon Dieu ! ! Comme il l’aimait sa comtesse !

Il s’approcha d’elle et déposa un doux baiser sur son front. Marguerite murmura des mots incompréhensibles et parmi eux il crut entendre Lakato, Bluedrag….

 

-          Marguerite ! Réveille-toi ! Le repas est prêt !

-          Mmmmm… Pfffffff... Rooooogneeu….

-       Marguerite ! Il la secoua légèrement par les épaules

 

Comtesse ouvrit les yeux et ne reconnut pas son mari tout d’abord …Elle ne reconnut pas non plus où elle se trouvait …

Elle regardait autour d’elle … complètement hébétée

-     Ma chérie, est-ce que ça va ?

-       Oh ! Adrien ! C’est toi ?

-       Qui veux-tu que ce soit ?

-     Je ne devrais pas être ici en ce moment …

-       Mais, que dis-tu ? Tu es chez toi ici, chez nous….

 

Comtesse resta en silence un moment, s’ébroua un peu et se leva de la bergère et sourit à Adrien.

 

-          J’étais dans le rêve le plus étrange de ma vie ! Je te le raconterai pendant que nous dînerons

 

Adrien prit Marguerite par la taille. Elle s’appuya contre l’épaule de son compagnon et tous deux se dirigèrent vers la salle à manger où les attendait un délicieux repas… on ne peut plus terrestre, pensa Comtesse dans un sourire.

 

FIN J

Chantal – 04-08-2005

Rouge-gorge-70.jpg

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