Des odeurs …. dans ma mémoire d’enfant
Il me revient des odeurs qui ont marqué ma petite enfance … pendant la guerre …..
Tout d’abord cette fabuleuse odeur venant d’une biscotterie où ma mère nous emmenait mon petit frère et moi en espérant pouvoir acheter des biscottes avec ses tickets de rationnement. Il y avait une file
d’attente interminable devant la boutique et le plus souvent quand arrivait notre tour …. Il ne restait plus rien ! Deux heures de queue pour
rien !
Pour rien ? Pas vraiment pour moi parce que je me soûlais littéralement de cette odeur de biscottes chaudes, des biscottes toutes fraîches sortie du four …
Cette odeur gourmande me faisait saliver et réveillait une faim chronique (rationnement féroce !) : c’était à la fois délicieux et douloureux surtout si au bout du compte nous
repartions sans rien !
Aujourd’hui je n’en ai gardé que le côté délicieux remis en mémoire à l’occasion d’une petite phrase que m’a écrite un ami, pour plaisanter : « tu sens bon la biscotte chaude ! »
La deuxième odeur est celle du café en train de griller dans la loge de la concierge de notre
immeuble ! En fait c’était surtout de l’orge que cette très vieille dame faisait
griller ! Cela embaumait toute la cage d’escalier ! Un vrai régal !
Nous habitions un entresol : les grands jours de café grillé j’aimais m’enfermer dans les toilettes ! J’ouvrais le petit fenestron qui donnait sur la cage d’escalier et je respirais à plein poumon ce délicieux parfum ….
Parfois je me précipitais dans la loge, m’asseyait à côté de la machine à griller et savourais à m’en soûler le parfum de ce café/orge en train de griller !
Beaucoup plus tard j’ai retrouvé cette odeur, avenue de Clichy, près de chez moi : dans une boutique de thé, café, on fait régulièrement griller du café ! Du vrai ! Et là c’est tout le quartier qui embaume !
Immense plaisir !
Une troisième odeur, moins agréable : celle du savon noir que mon père fabriquait avec je ne sais trop quelle mixture qu’il mettait à fondre et bouillir dans un énorme chaudron !
C’était une odeur âcre et comme envahissante : la maison en restait imprégnée pendant plusieurs jours ! Elle me soulevait le cœur !
Puis il laissait refroidir, durcir et enfin, découpait des cubes dans le genre savon de Marseille : c’était un savon qui moussait peu et ne sentait pas vraiment bon !
Je détestais me laver avec ça !
Pendant cette foutue guerre on manquait de tout – même de savon !
©Chantal juin 2009

UN OISEAU DANS MA
CHAMBRE
La plupart des chats qui ont partagé ma vie m’ont choisie : soit ils sont
venus gratter à ma porte, soit ils m’ont suivie dans la rue jusqu’à ce que je les adopte.
Alors a commencé un jeu de
séduction incroyable de la part de Minouchette destiné aux matous qui étaient là bien évidemment !
Les amours de
Mickey et de Minouchette se sont poursuivies pendant quelques jours ailleurs.
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