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20 août 2008 3 20 /08 /août /2008 19:39



LA FILEUSE ET LE BOUVIER

 

 

 

Qu'est-ce que la Voie Lactée ?
Pourquoi les pies sont-elles chauves au Printemps ?

Cette légende concerne 
deux de nos constellations, l'Aigle et la Lyre...


Les Chinois voient dans ces deux constellations essentiellement leurs deux étoiles principales,

 

Vega dans la Lyre et Altaïr dans l'Aigle. Véga s'appelle en Chinois Djeu-Nu, "la Fileuse". Dans la légende, elle est la fille du Soleil, et quand commence l'histoire, elle est assise dans une des salles du palais de son père, occupée à filer et à tisser. C'est parce qu'elle était réputée pour savoir filer extrêmement bien qu'elle a conservé ce surnom de la Fileuse.

Un jour, occupée donc à filer, la jeune princesse, regardant par les fenêtres du palais, aperçut le Bouvier de son père en train de mener les troupeaux aux champs célestes.
Le garçon s'appelait

Tchienn-Nieou, en chinois "Celui qui Garde les Boeufs".

La Fileuse et le Bouvier se regardèrent, et, dans l'instant - comme dans tous les contes - ils tombèrent follement amoureux l'un de l'autre...
Contre toute attente, le père de la jeune princesse ne s'opposa pas au mariage de sa fille avec le garde-boeuf, et ils commencèrent à vivre ensemble au palais. Mais ils étaient tellement occupés l'un de l'autre que peu à peu, ils abandonnèrent leur travail :

Djeu-Nu cessa de filer, et surtout Tchienn-Nieou ne se préoccupa plus du tout des troupeaux du Roi ! Les boeufs se répendirent dans tous les coins du ciel, dérangeant astres et constellations... le Roi haussa la voix, et menaça de sanctions si le Bouvier ne rassemblait pas tout de suite les animaux...


Celui-ci obtempéra, mais l'affaire se reproduit plusieurs fois, et les plaintes affluaient sans discontinuer au palais. Finalement le Roi alla trouver les amoureux et rendit sa sentence : ils devaient se séparer.
La princesse eut beau supplier, le Roi demeura inflexible, et le jeune bouvier dût aller s'établir avec les animaux dont il avait la charge, loin du palais ; de l'autre côté du "Fleuve Céleste" (en chinois

Tienn-heu) de la Voie Lactée.

Les amoureux étaient à présent séparés l'un de l'autre par toute la largeur du fleuve céleste, bouillonnant d'étoiles, qu'ils ne pouvaient franchir. La jeune princesse était inconsolable. Alors les Dieux Célestes décidèrent d'adoucir la peine : tous les ans, le septième jour du septième mois chinois, les deux amoureux pourraient se rencontrer. Mais comment faire pour traverser le Fleuve Céleste ? Il fut décidé de demander à toutes les pies de Chine de se rassembler par-dessus la Voie lactée pour former un pont sur lequel les amoureux pourraient traverser celle-ci.

L'intermédiaire pour organiser ce rassemblement aurait été notre constellation du Cygne, non loin aussi bien de la
Lyre
que de l’Aigle,
et que les Chinois nommaient quant à eux "la Pie"...
Ainsi une fois par an à cette date,
Tchienn-Nieou et Djeu-Nu
peuvent-ils se retrouver. Ce jour-là, au matin, tombe une légère pluie : les larmes de bonheur du couple qui se retrouve enlacé. Mais le soir, ces légères gouttes deviennent une véritable averse, car les amoureux pleurent de tristesse, cette fois, de devoir se séparer durant une longue année...


Et en effet, durant la première partie de l'été

, sur les plaines du centre et du sud de la Chine, tombent de fortes pluies, correspondant à l'extrémité de la mousson.

Enfin, cette légende explique un autre fait : les pies, lorsqu'elles reviennent au nid après avoir servi de pont à

Tchienn-Nieou et Djeu-Nu, ont la tête toute chauve !
En effet, les amoureux leur ont marché dessus pendant toute une journée... bien sûr. Cela correspond exactement à la période de la mue des pies.


Une bien belle histoire, mais en réalité elle a des conséquences que les pies chinoises n'apprécient pas beaucoup : si dans un village, les enfants aperçoivent une pie ce jour-là, ils la pourchassent à coups de pierres : quelle honte, que fait-elle là, au lieu d'aider à bâtir le pont céleste ?


Le Bouvier chinois et le Bouvier occidental

 

Attention, le « Bouvier » chinois dont il est question dans cette histoire ne correspond pas à notre" B

 

ouvier ! Le nôtre se trouve près de la Couronne Boréale, non loin de la Lyre, dont il est séparé par Hercule.
Quand on vient de la Lyre, il se trouve dans la direction opposée à celle du Bouvier chinois, qui est quant à lui de l'autre côté de la Voie Lactée,c
et qui correspond à la constellation que nous appelons l'Aigle. 
Cette histoire existe aussi au Japon, mais là, la princesse s'appelle Shokujo, et le bouvier, qui dans ce pays est dans le Capricorne, s'appelle Kinjin.

http://www.afanet.fr/CMC/Contes.aspx
 

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commentaires

Sév 20/08/2008 21:30

Magnifique.                       

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 Des poèmes - en prose pour la plupart - me venaient comme par "magie" 
 J'en ai mis quelques uns en images sur des videos ...
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