Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
5 février 2008 2 05 /02 /février /2008 12:39
http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article5607

caricature-age-fache-caucasain-femme-elle-menace---RBC4_10.jpgCancer : petits soucis autour d’un gros vaccin

Deux jeunes femmes sont mortes en Allemagne et en Autriche, de façon « subite et inexpliquée », après une vaccination contre le cancer du col de l’utérus. Le lien de cause à effet n’est pas établi. Mais ces cas ravivent des questions sur les effets éventuels d’un produit-phare promu par de gros labos (Merck, Sanofi-Aventis), lancés à grand renfort de tam-tam en France fin 2006. D’autant que d’autres décès suspects ont été identifiés aux Etats-Unis.

par Philippe Bornard & Vincent Nouzille

Le communiqué est presque passé inaperçu. Deux jeunes femmes de 16 et 18 ans sont mortes en Allemagne et en Autriche d’une façon « subite et inexpliquée » après s’être fait vacciner contre le cancer du col de l’utérus. C’est
l’agence européenne du médicament (EMEA) qui a révélé cette information, le 24 janvier. L’agence ajoute avoir reçu des rapports sur d’autres décès de femmes, sans préciser combien de cas sont concernés.

L’agence est très prudente. Pour l’heure, les causes des décès n’ont pas été identifiées. Et aucune corrélation n’a été établie entre les décès et la vaccination. Le vaccin est toujours autorisé et l’agence prévient qu’elle va continuer de « surveiller de près » la sécurité du vaccin. Mais deux gamines qui meurent brutalement après une vaccination, de manière si suspecte que les autorités sanitaires sont alertées, voilà qui devrait susciter des questions et une enquête rigoureuse pour en savoir plus.

Cette information est, en tous cas, un mini-séisme potentiel pour les gros labos concernés, l’américain Merck qui a lancé ce vaccin (Gardasil) et a déjà vendu 13 millions de doses depuis 2006 dans le monde. Et le groupe franco-allemand Sanofi-Aventis qui commercialise le Gardasil avec Merck, via leur filiale commune
Sanofi Pasteur MSD, dans 19 pays européens, dont la France depuis novembre 2006.

Le ministre de la santé a accéléré le remboursement du vaccin

C’est aussi une très mauvaise nouvelle pour l’ancien ministre de la santé Xavier Bertrand, actuellement ministre du travail. Car Bertrand a tout fait pour que ce vaccin soit lancé en France. Il y voyait une « avancée majeure de santé publique » (déclaration sur Europe 1, le 12 février 2007).

Avant de quitter le ministère de la santé, il a même grillé les avis des comités d’experts en annonçant au pas de charge, courant 2007, que le vaccin serait remboursé par la sécu. Il l’avait reconnu lors d’une réponse à une question à l’Assemblée nationale, en ces termes :

« Soucieux de ne pas perdre de temps, je n’ai pas voulu attendre cette échéance – que normalement j’aurai dû respecter – (NDLR : que le Haut conseil de santé publique rende son avis) - pour demander à la Haute autorité de santé de lancer les études nécessaires. Nous pourrons ainsi admettre au remboursement ce premier vaccin avant le mois de juillet prochain » (NDLR : 2007).

Car le vaccin vaut… 406 euros ! Et nécessite 3 injections sur un an. Mi-2007, l’annonce a été faite que le vaccin serait remboursé à 65 % par la sécu. Une aubaine pour Merck et Sanofi-Aventis. Chiffre d’affaires espéré ? Entre 500 millions et 1 milliard d’euros sur 3 ans. Rien qu’en Europe, 1,5 million de filles ont déjà été vaccinées. Le vaccin est recommandé pour les filles de 14 ans et jusqu’à 25 ans avant les relations sexuelles. Une rente : 370 000 Françaises ont 14 ans chaque année.

Un rapport circonspect sur l’efficacité

Simple petit souci : l’efficacité tous azimuts de ce vaccin n’est pas établie, comme l’a pointé du doigt la Haute autorité de santé (HAS). En avril 2007, elle a rendu un avis favorable sur ce vaccin, tout en écrivant : « En l’état actuel du dossier, les données suivantes ne sont pas établies : (…) l’efficacité (NDLR : du vaccin) en prévention des cancers du col de l’utérus », ainsi que « le maintien de l’efficacité vaccinale au-delà de 5 ans ». (voir encadré 1).

Une efficacité contestée

Ce vaccin est-il efficace ? Oui ont répondu l’Union européenne, les Etats-Unis undefinedet d’autres pays (85 au total) en lui accordant une autorisation de mise sur le marché. Au vu des résultats d’essais présentés par le laboratoire lui même. Mais de nombreuses réserves subsistent, en voici quelques-unes :

1) Le vaccin n’est pas efficace contre le cancer mais contre les infections à papillomavirus qui surviennent 15 à 25 ans avant un éventuel cancer.
2) Le vaccin n’est efficace que contre certaines infections dûes à certains virus.
3) La majorité de ces infections disparaissent d’elles mêmes sans traitement, grâce aux défenses immunitaires des femmes concernées.
4) Fort heureusement, une minorité seulement des femmes ayant ce type d’infections développeront un cancer 15 à 25 ans plus tard. Or l’efficacité du vaccin n’a été testée que sur 5 ans.


Enfin, la meilleure prévention du cancer de l’utérus – les experts sont d’accord là-dessus – c’est le dépistage régulier par frottis. Il permet de détecter les cancers de l’utérus à un stade précoce. Dans les pays scandinaves, il aurait fait reculer de 70 % la mortalité dûe à ce cancer.

En France, environ 900 femmes meurent du cancer de l’utérus chaque année, ce chiffre est en baisse depuis 10 ans. Rien ne permet encore de dire – dans l’état actuel des connaissances - que ce vaccin permettra, dans 15 à 25 ans, de sauver des vies.
Quant aux éventuels effets indésirables, la HAS a refusé de donner un quitus au vaccin : « ce profil de tolérance (NDLR : des patients par rapport au vaccin) est à confirmer dans les conditions réelles d’utilisation. En effet, les effectifs des essais ne permettent pas de repérer des effets indésirables dont la fréquence serait inférieure à 1 pour 4 000 ». Prudence, donc, pour d’éventuels effets indésirables à venir.


Une curieuse omission de l’agence française des produits de santé

Après ces deux morts et les autres, dont les circonstances n’ont pas été précisées par l’Agence européenne, le mot d’ordre est de ne pas affoler la populace : l’Agence française de sécurité sanitaires des produits de santé (l’Afssaps), a
annoncé, le 25 janvier, les 2 décès. Mais elle a ajouté « qu’aucun cas similaire n’a été signalé en France depuis la commercialisation du vaccin en novembre 2006 » (435 000 doses délivrées à ce jour) et qu’un « plan de gestion des risques a été mis en oeuvre au plan national et européen » depuis son lancement. Détail curieux : dans son texte, l’Afssaps a zappé le fait que, au-delà des deux cas très suspects, d’autres « femmes préalablement vaccinées par le Gardasil » sont mortes, comme l’a indiqué l’agence européenne dans son propre communiqué.

Quant à la société Sanofi-Pasteur MSD, qui commercialise le vaccin en France, elle n’a, pour le moment, pas relayé l’information des agences sur son site. Interrogé par Bakchich, son directeur de la communication a répondu, lundi 28 janvier : « nous n’avons rien à ajouter aux communiqués des agences. Nous n’avons aucune raison de croire que les deux décès, en Allemagne et en Autriche, sont liés à la vaccination. Il peut s’agir d’une simple coïncidence malheureuse d’évènements ».

undefinedDes cas troublants également aux Etats-Unis

Avant cette annonce tragique, ce vaccin best-seller a pourtant déjà fait parler de lui à l’étranger : l’un des experts allemands les plus reconnus (également expert pour l’Europe) en conteste l’efficacité. Plusieurs spécialistes et médecins espagnols sont partis en guerre contre ce vaccin pour les mêmes raisons. Une fronde a démarré au Canada, avec articles et pétitions. Enfin, il y a plus troublant : aux Etats-Unis, 19 décès suspects ont été signalés ces derniers mois aux autorités, selon l’organisation Judicial Watch (voir encadré 2, ci-contre).

Aux Etats-Unis : 19 décès suspects, selon Judicial Watch

Ce vaccin est-il dangereux ? Une prudence absolue s’impose, tant que le lien entre la vaccination et un décès n’aura pas été formellement établi. Pour l’heure, les nouvelles les plus inquiétantes viennent des Etats-Unis, qui ont donné leur feu vert à la vente du vaccin depuis plus de six mois.

L’organisation non-gouvernentale Judicial Watch, qui se présente comme défendant l’intérêt public, estime que la Federal Drug Administration (autorité ayant donné le feu vert) a rendu un avis partial permettant la mise sur le marché. Au nom de la loi sur la liberté de l’information (FOIA), elle a demandé – et obtenu - que la FDA lui communique l’ensemble des
cas suspects de décès et de maladies consécutifs à une vaccination au Gardasil, signalés par les professionnels de santé.

Résultat : en septembre 2007, 1824 cas, dont 8 morts. A ces 8 décès, il faut ajouter 11 autres décès antérieurement signalés à la FDA parmi 1 637 autres rapports transmis. Au total donc, selon les chiffres obtenus par Judicial Watch, hôpitaux et professionnels de santé ont signalé 19 décès plus ou moins consécutifs à l’administration du vaccin.

Pour les 8 derniers décès recensés, la FDA, qui a fait réaliser quelques autopsies pour déterminer les causes de la mort, souligne dans plusieurs de ces fiches cliniques, qu’aucun lien ne peut être établi entre l’administration du vaccin et le décès.

Dans ces fiches, on découvre que la plupart des jeunes femmes concernées sont décédées dans les jours et semaines qui ont suivi l’administration du vaccin. Le jour même pour l’une d’entre elles âgée de 17 ans, qui avait, par ailleurs, subi une intervention chirurgicale dentaire l’avant-veille.

Une jeune femme, âgée de 22 ans, est morte 2 jours après avoir été vaccinée. Le rapport note qu’elle était sous traitement hormonal contraceptif.

Une fillette âgée de 11 ans est décédée en mai 2007, 3 jours après avoir été vaccinée. Le médecin hospitalier qui a rapporté ce cas, via une infirmière, a indiqué que, pour lui, la mort était « due à une réaction anaphylactique au gardasil », ayant provoqué un arrêt cardiaque.

Cette thèse n’a apparemment pas été retenue par l’administration américaine puisqu’elle n’a pas suspendu la vente du vaccin depuis. Que va faire l’Agence européenne du médicament ? A ce jour, elle n’a pas établi de lien de cause à effet entre le vaccin et les décès survenus en Europe. Le vaccin continue d’être autorisé et l’Agence considère que l’intérêt du Gardasil reste supérieur aux risques. Mais dans quelles circonstances ces deux jeunes femmes sont-elles décédées en Allemagne et en Autriche ? Combien de temps après l’administration du vaccin ? 1 jour ? Un mois ? Que signifie, dans le jargon européen, « subite et inexpliquée » ? Et quels sont les autres cas suspects ?

bakchich.info

Partager cet article

Repost 0
Published by Paprika - dans coups de gueule
commenter cet article

commentaires

paprika 07/02/2008 10:45

Merci Ema pour ton commentaire :-)Et oui .... il faut être très prudent et vigilant vis à vis des vaccins ...Le scandale de la vaccination obligatoire, à son début, contre l'hépatite B ....  est un autre exemple d'abomination !!Il nous faut protéger nos enfants, petis enfants .... C'est notre responsabilité !Tu n'as pas mis l'adresse de ton site dans ton com ... sniffff BizzzzzzzzzzChantal/paprika

ema 06/02/2008 00:30

wahou je viens de parcourir l'article et je suis... sans voix.comment peux-t-on laisser des choses pareilles se faire et ne rien dire là-dessus? Et le nombre de mortes, c'est complétement effarant mais ça ne met la puce à l'oreille de personne?En tout cas, je trouve cela absolument répugnant de la part de tous ces médecins qui ont administré ce vaccin, d'avoir continuer à les administrer!!!En tout cas... bravo pour cet article dont je n'aurais surement jamais eu connaissance sans l'avoir lu ici/

Présentation

  • : Le blog de Paprika
  • Le blog de Paprika
  • : Une ballade tout en douceur au gré des images, des mots.... au vent du cœur .... ce qui n'exclue pas des cris d'indignation.... Rêvons ensemble voulez-vous ? :o)
  • Contact

Profil

  • Paprika
  • Je me suis mise à l'écriture il y a une quinzaine d'années comme poussée par une nécessité intérieure ... 
 Des poèmes - en prose pour la plupart - me venaient comme par "magie" 
 J'en ai mis quelques uns en images sur des videos ...
  • Je me suis mise à l'écriture il y a une quinzaine d'années comme poussée par une nécessité intérieure ... Des poèmes - en prose pour la plupart - me venaient comme par "magie" J'en ai mis quelques uns en images sur des videos ...

Rechercher